La pause café en clinique : mythe ou légende urbaine ?

10 Mar 2026 | Survie

Un vétérinaire arrête les gardes pour “retrouver une vie normale” et découvre que le mercredi existe.
Quelque part en France, Benjamin, vétérinaire rural, avait pris une grande décision : arrêter les gardes. Objectif affiché : “retrouver une vie normale”, “souffler un peu”, “et surtout voir grandir ses enfants”.
Trois semaines plus tard, il reconnaît que la vie normale contenait des éléments qu’il n’avait pas identifiés et que finalement ses enfants ne grandissent pas si vite que ça…
“Je savais que ça prenait du temps. Mais je pensais que c’était surtout du temps… agréable.”
Benjamin confie aujourd’hui qu’il regrette certaines nuits de garde.
“Un rêve commence à revenir souvent, je fait une embryotomie sous la pluie et je me réveille toujours au même moment lorsque l’éleveur me dit d’arrêter, que la vache est malheureusement déjà morte ».
Il explique qu’en garde, même quand c’est pénible, il y a une logique : ça avance et surtout ça se termine.
“Là, je suis juste obligé de subir. »
Ce changement de paradigme a un impact sur son quotidien:
“Avant, je riais beaucoup. Mes collègues m’appréciaient, enfin je crois. Maintenant, beaucoup moins, j’ai même surpris des conversations »
Et Benjamin fait le même constat avec ces petites têtes blondes
« Avant il m’arrivait de rigoler de et avec mes enfants Maintenant, ils ne me font plus rire du tout.”
Selon lui, le problème ne serait pas l’intensité, mais la répétition.
“En garde, tu fais une nuit horrible, tu récupères. Là… tu récupères quand ?”
C’est à ce moment-là qu’il dit avoir commencé à comprendre un concept qu’il regardait jusque-là avec une certaine distance : le burnout.
“Avant, je ne comprenais pas trop les gens qui partent en burnout à cause du travail.
Aujourd’hui, Je sais que ça n’est pas le travail le soucis… mais c’est juste parce qu’après, tu rentres chez toi.”
Benjamin confie également que cette expérience lui a fait reconsidérer certains éléments de sa vie conjugale.
“Je trouvais souvent ma femme un peu chiante le soir.”
Avant d’ajouter, avec une sincérité qu’il qualifie lui-même de “déstabilisante” :
“Aujourd’hui comparé à mes enfants, elle est adorable »
Une prise de conscience qu’il juge “très mature” et “presque inquiétante”.
Depuis cette découverte, Benjamin aurait déjà commencé à chercher un nouveau poste, avec une vision beaucoup plus claire de ses priorités.
Son annonce, très sobre, mentionnerait notamment :
“Recherche poste rural avec gardes si possible régulières. Idéalement un samedi sur deux. Pas de souci pour travailler le mercredi.”
Interrogé sur la pertinence de ces critères, Benjamin se montre très confiant :
“Avec ça, je suis sûr de me faire embaucher.