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Magnétiseurs et naturopathes appelés à la rescousse pour rendre les vétérinaires plus convaincants

29 Sep 2026 | Infos en vrac

couple vétérinaire

Face à la concurrence croissante des naturopathes animaliers, magnétiseurs, lithothérapeutes et autres spécialistes capables de poser un diagnostic sans forcément voir l’animal, les écoles vétérinaires françaises auraient décidé de réagir.

Dès la rentrée prochaine, plusieurs nouveaux enseignements devraient faire leur apparition dans le cursus vétérinaire.

Au programme : « Convaincre sans prise de sang », « Interprétation énergétique d’un labrador à distance », « Introduction aux pierres qui font quelque chose » ou encore « Répondre avec assurance quand on n’a absolument aucune idée ».

Une évolution devenue indispensable.

« Nos étudiants savent diagnostiquer une insuffisance rénale, interpréter une échographie et calculer une perfusion », reconnaît la directrice d’une école vétérinaire.

« Mais face à quelqu’un qui dit : “Je sens à distance que son foie est chargé”, ils sont complètement démunis. »

Le vétérinaire souffrirait d’un grave déficit de conviction

Selon une étude sur 9 personnes, un naturopathe animalier aurait 88 % de chances supplémentaires qu’un vétérinaire de convaincre un propriétaire de suivre son traitement.

Un chiffre qui inquiète les écoles.

« Le vétérinaire commet encore beaucoup trop souvent l’erreur de dire : “Je pense que”, “il faudrait vérifier” ou “on va faire des analyses” », explique un enseignant.

« Alors qu’il suffit parfois de fermer les yeux quelques secondes et d’annoncer : “Son énergie est bloquée depuis mardi.” C’est beaucoup plus impactant. »

Les étudiants apprendront donc à supprimer progressivement de leur vocabulaire les expressions « diagnostic différentiel », « niveau de preuve » et « je ne sais pas ».

Des stages pratiques chez des professionnels

En cinquième année, les étudiants pourraient également effectuer plusieurs semaines de formation auprès de professionnels sélectionnés pour leur capacité à obtenir des résultats sans matériel particulièrement encombrant.

L’objectif serait notamment d’apprendre à examiner un animal par téléphone, à détecter un déséquilibre à partir d’une photo légèrement floue et à proposer trois compléments alimentaires avant même que le propriétaire ait terminé sa phrase.

Un module spécifique sera consacré aux pierres.

Les étudiants devront être capables de distinguer une améthyste destinée au stress d’un chien d’un simple caillou trouvé sur un parking.

L’épreuve serait éliminatoire.

« On veut surtout comprendre comment ils font »

En off, la direction reconnaît cependant que l’objectif principal de cette réforme serait ailleurs.

« On ne cherche pas tellement à apprendre aux vétérinaires à soigner avec des pierres. »

« On voudrait surtout comprendre comment quelqu’un peut convaincre un propriétaire en quatre minutes alors que notre vétérinaire vient de passer vingt-cinq minutes à expliquer une maladie, montrer les analyses et détailler le traitement… et qu’on lui répond quand même : “Je vais réfléchir.” »

Les écoles espèrent ainsi former une nouvelle génération de vétérinaires réunissant enfin les deux compétences indispensables à la médecine moderne : savoir ce qu’ils font, et réussir à faire croire qu’ils en sont absolument certains.

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