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Convention collective 2027 : Après les 1,2% de 2026, les marchés commencent à s’inquiéter.

25 Oct 2026 | Infos en vrac

Paris – À quelques mois des discussions sur la prochaine revalorisation des salaires vétérinaires, les marchés commencent à montrer des signes de nervosité.

En cause : le souvenir encore très présent de l’augmentation de 1,2 % accordée en 2026, dont les conséquences sur le niveau de vie des vétérinaires n’auraient pas encore été totalement mesurées.

« On voulait faire plaisir aux vétérinaires », reconnaît un responsable syndical. « Mais avec le recul, on ne s’était pas rendu compte qu’une hausse de 1,2 % pouvait à ce point changer la perception de la profession. »

Un risque réel de retraites anticipées

Selon les premières observations, plusieurs vétérinaires salariés auraient profondément revu leurs plans de carrière depuis la revalorisation. Certains envisageraient désormais de s’arrêter de travailler dès 35 ans, après avoir « suffisamment gagné leur vie ».

D’autres auraient simplement réduit leur temps de travail. « On commence à voir des vétérinaires passer à quatre jours », s’inquiète un négociateur. Le scénario d’une semaine de trois jours ne serait désormais plus totalement écarté.

« Encore dix ans comme ça et je suis rentier »

Gabriel, vétérinaire salarié, reconnaît avoir fait quelques calculs après avoir découvert l’augmentation sur sa fiche de paie. « Avec 1,2 % par an, encore dix ans comme ça et je suis rentier. » Il tient néanmoins à rassurer la profession. « Je pense que je vais continuer à travailler par passion. Je n’en ai plus vraiment besoin financièrement, mais j’aime mon métier. »

Une déclaration que les syndicats jugent « globalement rassurante », bien qu’« un peu déstabilisante ».

Vous n'êtes pas recruteur pro

La prophylaxie, une générosité peut-être excessive

Autre sujet d’inquiétude : la revalorisation des tarifs de prophylaxie. Les syndicats reconnaissent que les dernières négociations ont atteint un niveau jugé inhabituellement favorable. « Avec le recul, on s’est peut-être montrés un peu trop généreux sur plusieurs fronts en même temps. » Une situation qui commencerait notamment à poser problème dans certains couples de vétérinaires.

« Fiscalement, ça commence à devenir compliqué »

Marc, vétérinaire associé, témoigne : « Entre la revalorisation salariale de ma femme, qui est salariée, et la prophylaxie cette année, je commence sérieusement à m’inquiéter. »

Il aurait récemment demandé conseil à son comptable. « Honnêtement, ça commence à devenir compliqué fiscalement. À un moment, gagner autant d’argent devient presque un problème.  Son comptable lui aurait conseillé, dans un premier temps, de continuer à travailler normalement. Une solution qu’il juge « difficilement tenable à long terme ».

Tous les regards tournés vers 2027

C’est donc dans un climat particulièrement tendu que devraient s’ouvrir les prochaines discussions sur la convention collective. Une nouvelle hausse de 1 % serait encore considérée comme absorbable.

À 1,5 %, certains économistes redoutent une multiplication des passages à quatre jours.

À 2 %, personne ne souhaite pour l’instant communiquer.

« Il ne faudrait pas reproduire les erreurs de 2026 », prévient un responsable syndical. « À ce stade, notre priorité est surtout d’éviter que les vétérinaires commencent à faire des projets. »

Un groupe de travail aurait d’ores et déjà été constitué pour étudier plusieurs scénarios avant les négociations. Parmi les principaux risques identifiés : les départs anticipés à la retraite, la multiplication des temps partiels et, à plus long terme, la possibilité qu’un vétérinaire finisse par sourire en consultant sa fiche de paie.

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