Deux vétérinaires se remettent en couple pour trouver plus facilement du boulot.

Deux vétérinaires se remettent en couple pour trouver plus facilement du boulot.

Après deux ans de séparation, Thomas et Julie, deux vétérinaires, ont décidé de se remettre ensemble. En cause : la multiplication des annonces recherchant « deux vétérinaires en urgence ».

« On voyait passer cherche 2 vétérinaires, 2 postes à pourvoir rapidement, parfois même 2 à 3 vétérinaires recherchés. À un moment, on s’est dit que professionnellement, notre séparation n’avait peut-être pas été une très bonne décision. »

Une annonce finit par retenir leur attention : « Recherche URGENT deux vétérinaires, autonomes rapidement, équipe jeune et dynamique, ambiance familiale, postes disponibles immédiatement. »

Pour Thomas et Julie, tous les voyants sont au vert.

Plusieurs départs qui ne les inquiètent pas

Lors du premier échange, le couple apprend que trois vétérinaires ont quitté la clinique depuis le début de l’année.

Thomas n’y voit rien d’alarmant.

« Il y en a une qui voulait se rapprocher de sa famille. Pour les deux autres, je ne sais pas. »

Selon nos informations, les deux autres souhaitaient également se rapprocher de la famille de la première.

Le responsable de la clinique évoque simplement « une période de transition ».

Une salariée nous confiera plus tard que la transition avait commencé en 2023.

Une « ambiance familiale » qui finit de les convaincre

C’est finalement la mention « ambiance familiale » qui convainc Julie.

« On passe quand même énormément de temps au travail. C’est important de se sentir un peu comme chez soi. »

Une ancienne salariée nous confirme que la comparaison est plutôt juste.

« On s’engueulait beaucoup, et  effectivement, personne ne comptait ses heures. »

En off, le responsable reconnaît apprécier particulièrement le recrutement des couples.

« C’est beaucoup plus stable. Même s’il y en a un des deux qui n’est pas très bien chez nous, retrouver deux postes dans la même clinique, c’est compliqué. Donc généralement ils restent. On a réussi à garder deux vétérinaires presque trois ans comme ça. Pour nous, c’est exceptionnel. »

Vous n'êtes pas recruteur pro

Un entretien qui confirme immédiatement leur choix

L’entretien d’embauche finit de rassurer le couple.

« On s’attendait à beaucoup de questions sur notre expérience, notre façon de travailler… Finalement, pas du tout. Le courant est passé immédiatement. »

Après une rapide présentation, le responsable leur indique que leurs profils sont « particulièrement intéressants » et correspondent « exactement à ce qu’il recherche ».

Il leur demande s’ils peuvent commencer dès le lendemain.

« C’est agréable de rencontrer quelqu’un qui vous fait confiance aussi rapidement », raconte Thomas.

Une confiance qui se confirme immédiatement : le responsable leur annonce qu’il partira en vacances une semaine après leur arrivée.

« Quand ils écrivaient autonomes rapidement dans l’annonce, ce n’était pas juste une formule. On a tout de suite senti qu’ils allaient nous laisser faire beaucoup de choses. »

Julie a également apprécié l’intérêt porté à leur vie personnelle.

« À moi, il m’a quand même demandé si je voulais des enfants dans les prochaines années. J’ai trouvé ça sympa. Ça montre qu’ils ne s’intéressent pas uniquement à notre CV. »

En off, le responsable précise qu’il s’intéressait surtout aux prochaines années.

« Les enfants, j’adore. Mais pas forcément ceux de mes salariés. »

La clinique recherche désormais un troisième vétérinaire

Quelques jours plus tard, Thomas et Julie ont accepté les deux postes.

La clinique a immédiatement modifié son annonce.

Elle recherche désormais « un troisième vétérinaire en urgence ».

Le couple aurait proposé le nom d’un ancien camarade de promotion actuellement à la recherche d’un poste.

Avant de le contacter, le responsable de la clinique aurait simplement demandé s’il était en couple.

Magnétiseurs et naturopathes appelés à la rescousse pour rendre les vétérinaires plus convaincants

Magnétiseurs et naturopathes appelés à la rescousse pour rendre les vétérinaires plus convaincants

Face à la concurrence croissante des naturopathes animaliers, magnétiseurs, lithothérapeutes et autres spécialistes capables de poser un diagnostic sans forcément voir l’animal, les écoles vétérinaires françaises auraient décidé de réagir.

Dès la rentrée prochaine, plusieurs nouveaux enseignements devraient faire leur apparition dans le cursus vétérinaire.

Au programme : « Convaincre sans prise de sang », « Interprétation énergétique d’un labrador à distance », « Introduction aux pierres qui font quelque chose » ou encore « Répondre avec assurance quand on n’a absolument aucune idée ».

Une évolution devenue indispensable.

« Nos étudiants savent diagnostiquer une insuffisance rénale, interpréter une échographie et calculer une perfusion », reconnaît la directrice d’une école vétérinaire.

« Mais face à quelqu’un qui dit : “Je sens à distance que son foie est chargé”, ils sont complètement démunis. »

Le vétérinaire souffrirait d’un grave déficit de conviction

Selon une étude sur 9 personnes, un naturopathe animalier aurait 88 % de chances supplémentaires qu’un vétérinaire de convaincre un propriétaire de suivre son traitement.

Un chiffre qui inquiète les écoles.

« Le vétérinaire commet encore beaucoup trop souvent l’erreur de dire : “Je pense que”, “il faudrait vérifier” ou “on va faire des analyses” », explique un enseignant.

« Alors qu’il suffit parfois de fermer les yeux quelques secondes et d’annoncer : “Son énergie est bloquée depuis mardi.” C’est beaucoup plus impactant. »

Les étudiants apprendront donc à supprimer progressivement de leur vocabulaire les expressions « diagnostic différentiel », « niveau de preuve » et « je ne sais pas ».

Des stages pratiques chez des professionnels

En cinquième année, les étudiants pourraient également effectuer plusieurs semaines de formation auprès de professionnels sélectionnés pour leur capacité à obtenir des résultats sans matériel particulièrement encombrant.

L’objectif serait notamment d’apprendre à examiner un animal par téléphone, à détecter un déséquilibre à partir d’une photo légèrement floue et à proposer trois compléments alimentaires avant même que le propriétaire ait terminé sa phrase.

Un module spécifique sera consacré aux pierres.

Les étudiants devront être capables de distinguer une améthyste destinée au stress d’un chien d’un simple caillou trouvé sur un parking.

L’épreuve serait éliminatoire.

« On veut surtout comprendre comment ils font »

En off, la direction reconnaît cependant que l’objectif principal de cette réforme serait ailleurs.

« On ne cherche pas tellement à apprendre aux vétérinaires à soigner avec des pierres. »

« On voudrait surtout comprendre comment quelqu’un peut convaincre un propriétaire en quatre minutes alors que notre vétérinaire vient de passer vingt-cinq minutes à expliquer une maladie, montrer les analyses et détailler le traitement… et qu’on lui répond quand même : “Je vais réfléchir.” »

Les écoles espèrent ainsi former une nouvelle génération de vétérinaires réunissant enfin les deux compétences indispensables à la médecine moderne : savoir ce qu’ils font, et réussir à faire croire qu’ils en sont absolument certains.

Une simple panne de machine à café paralyse une clinique pendant une demi journée

Une simple panne de machine à café paralyse une clinique pendant une demi journée

Quelque part dans une clinique vétérinaire française, une machine à café aurait cessé de fonctionner lundi matin.

Un incident jugé « majeur ».

« Au début, on pensait que quelqu’un avait juste oublié de remettre de l’eau », raconte une ASV.

« Mais ensuite, on a appuyé une deuxième fois.

Et toujours rien.

Là, on a compris que la matinée allait être compliquée. »

Dans les minutes qui ont suivi, l’ensemble des compétences disponibles aurait été mobilisé.

Le chirurgien aurait immédiatement proposé d’ouvrir.

« Je ne voyais pas trop l’intérêt d’attendre.

Quand quelque chose ne fonctionne plus, à un moment, il faut aller dedans. »

Une proposition immédiatement bloquée par la médecine interne.

« On n’avait aucune preuve scientifique que démonter la machine améliorait le pronostic.

J’ai préféré chercher dans la littérature. »

Après 45 minutes, plusieurs publications auraient été retrouvées.

Aucune n’aurait permis de conclure.

L’imagiste aurait alors proposé une échographie.

« J’ai vu quelque chose.

Enfin, je pense.

Ça pouvait aussi être un artefact.

J’aurais bien contrôlé dans trois semaines. »

 

Pendant ce temps, l’état général de l’équipe se serait progressivement dégradé.

Retards en consultation.

Difficultés de concentration.

Irritabilité.

Et plusieurs erreurs médicales inhabituelles.

« À un moment, quelqu’un a proposé d’aller acheter du café à moudre », raconte une vétérinaire.

Un silence aurait immédiatement envahi la pièce.

Tout le monde l’a regardée. Elle a compris toute seule.

À 11 h, près d’une dizaine de personnes auraient été réunies autour de la machine.

« On ne travaillait plus vraiment. Mais pour la première fois depuis longtemps, toute l’équipe faisait quelque chose ensemble. »

La direction envisagerait désormais d’intégrer officiellement les pannes de machine à café au programme de team building annuel.

C’est finalement une ASV qui aurait découvert l’origine du problème.

Une petite pièce était cassée.

« Je l’ai changée. Ça a remarché. »

Une résolution accueillie avec prudence par la médecine interne.

« Oui, ça fonctionne. Mais avec un seul cas, je trouve ça un peu tôt pour conclure. »

 

Un vétérinaire d’autoroute casse son ordinateur et se retrouve à devoir retourner en élevage.

Un vétérinaire d’autoroute casse son ordinateur et se retrouve à devoir retourner en élevage.

Benoît, vétérinaire d’autoroute, a vécu une expérience professionnelle inhabituelle cette semaine après avoir renversé son café sur son ordinateur.

Privé de son principal outil de travail, il a dû se rendre directement dans un élevage. Une première depuis longtemps.

« Sur le coup, j’ai cru que ma journée était foutue. »

Sans ordinateur pour renouveler les protocoles et préparer les commandes, Benoît a finalement accepté de monter dans sa voiture.

« J’avais déjà vu des élevages, évidemment. Mais généralement depuis la nationale. »

Après 25 minutes de route et deux appels à l’éleveur pour trouver l’entrée, il arrive sur l’exploitation.

Le choc est immédiat.

« Déjà, l’odeur pour commencer. Sur les photos des bilans sanitaires, on ne l’a pas du tout. »

Il comprend que par téléphone on ne detecte pas tout, l’éleveur lui avait dit que ça ne pouvait pas être  l’alimentation qui posait problème.

« Quand j’ai vu le foin, j’ai vite compris que ça allait être un gros client cette année. »

Au détour d’un bâtiment, il croise un confrère en train de terminer une césarienne.

Benoît le trouvera étonnamment peu aimable.

« Il m’a à peine répondu. Après, il avait peut-être passé une mauvaise nuit. »

En le regardant terminer son intervention, Benoît est soudain pris d’un élan.

Après tout, lui aussi sait faire des actes.

Il se voit déjà reprendre quelques visites, participer aux urgences, soulager les confrères et contribuer au maintien du maillage vétérinaire dans les campagnes.

« Je me suis dit que j’avais peut-être un rôle à jouer. »

Il demande alors à l’éleveur combien vient de lui coûter la césarienne.

L’élan durera moins d’une minute.

« Je me suis dit que le maillage était finalement entre de bonnes mains. »

Avant de repartir, Benoît rajoutera tout de même un flacon de pénicilline à la commande de l’éleveur.

« Ça lui évitera d’en manquer. »

À la fin de la visite, l’éleveur lui propose un café.

Une attention qui touchera particulièrement Benoît.

« J’avais souvent entendu mes confrères parler du café chez les éleveurs. Je comprends mieux pourquoi ils mettent du sucre. »

Il en mettra trois.

Depuis, Benoît dit s’interroger sur un sujet jusque-là peu évoqué dans la profession.

« Faudrait peut-être quand même faire une étude sur le diabète chez les vétérinaires ruraux. »

La discussion se poursuit sur le prix des aliments, du matériel, du gasoil et sur ce qu’il reste réellement à l’éleveur à la fin du mois.

« J’ai cru qu’il parlait de la semaine. »

Cette journée lui aura malgré tout permis de retrouver, selon ses mots, « une seconde jeunesse ».

Il a même découvert un avantage inattendu aux visites.

« Si j’apporte les médicaments moi-même, j’économise les frais de livraison. »

Une paire de bottes aurait depuis fait son apparition dans son coffre.

Interrogé en off sur la possibilité de retourner plus régulièrement sur le terrain, Benoît reste toutefois prudent.

« Avec la canicule cet été, j’étais quand même bien dans mon bureau avec la clim. »

Pour préparer la Diagonale des Fous, une vétérinaire fait un rempla ASV

Pour préparer la Diagonale des Fous, une vétérinaire fait un rempla ASV

A quelques mois de la Diagonale des Fous, une vétérinaire a décidé de remplacer une ASV pendant une semaine afin d’augmenter sa charge d’entraînement.

« Au départ, j’avais pensé retourner faire un peu de rurale. Mais entre deux élevages, on passe finalement beaucoup de temps assis dans la voiture. En équine, c’est encore pire. »

C’est en consultant par hasard la montre d’une ASV de sa clinique que la vétérinaire aurait finalement trouvé une solution.

« Elle avait fait 30 000 pas dans la journée. Moi, 4 300. Et j’étais allée courir le midi. Je me suis dit que ça pouvait être intéressant. »

Elle décide alors de prendre sa place pendant deux semaines. Dès la première journée, les résultats dépassent ses attentes.

« On va chercher un chien, on revient. Le vétérinaire demande une seringue, on repart. Quand on revient, il lui fallait aussi une aiguille. Puis finalement une autre seringue. À la fin de la journée, j’avais parcouru presque 20 kilomètres sans sortir de la clinique. »

Les bénéfices ne se limiteraient pas au volume d’entraînement. Le travail cardiovasculaire se serait également révélé particulièrement intense.

« Ma Garmin a détecté quatre séances de fractionné dans la matinée. En réalité, c’étaient simplement quatre propriétaires qui s’étaient énervés à l’accueil. »

La vétérinaire aurait également rapidement abandonné ses séances habituelles de renforcement musculaire.

« Les sacs de croquettes sont parfaits pour travailler les quadriceps en prévision des descentes. Et hier, j’ai porté un labrador de 46 kg jusqu’en salle de consultation. Sur la Diagonale, sera beaucoup plus léger. »

Même la préparation mentale aurait bénéficié de cette nouvelle méthode.

« J’ai expliqué quatre fois à une propriétaire que “à jeun” signifiait également sans la petite tranche de jambon du matin. Je pense que mentalement, je suis prête pour passer la nuit dans la montagne. »

Un problème subsiste néanmoins : l’endurance fondamentale.

La vétérinaire espérait initialement profiter de ses 30 000 pas quotidiens pour accumuler de longues heures en zone 2. Un objectif qui s’est rapidement révélé irréalisable.

« Entre le téléphone, les vétérinaires qui vous appellent toutes les trois minutes et les propriétaires qui s’énervent, ma fréquence cardiaque monte constamment. Il est quasiment impossible de rester en EF. »

Elle est donc contrainte de conserver une dernière séance d’entraînement le week-end.

« Le dimanche, je fais deux heures d’endurance fondamentale. Ça me permet de récupérer de ma semaine d’ASV. »