Une vétérinaire donne une note honnête à un stagiaire de troisième.

Une vétérinaire donne une note honnête à un stagiaire de troisième.

Chaque année, de nombreuses cliniques vétérinaires accueillent un stagiaire de troisième. Une expérience souvent enrichissante… jusqu’au moment de remplir la fiche d’évaluation.

Pris d’un excès d’honnêteté, certains vétérinaires pensent encore qu’il faut attribuer une note proportionnelle à l’investissement réel du stagiaire.

Une erreur.

« Je lui ai mis 9 sur 20 parce qu’il a passé la semaine sur son téléphone », raconte une vétérinaire encore sous le choc.

Le lendemain, sa voiture était rayée, la façade de la clinique taguée, et plusieurs messages anonymes évoquaient une fin de carrière imminente.

Selon plusieurs spécialistes du droit scolaire, les cas les plus sensibles surviennent lorsque les parents estiment que leur enfant est surdoué, mais probablement trop sensible pour que le vétérinaire tuteur s’en aperçoive.

Face à ces risques, de nombreuses cliniques ont adopté une règle simple :
la note minimale attribuée à un stagiaire de troisième est désormais fixée à 18/20.

« Depuis qu’on fait ça, tout se passe beaucoup mieux », confirme un praticien. « Et surtout, on dort plus tranquille. »

Une clinique vétérinaire organise un team bulding. Pour comprendre ce qui ne va pas dans son « ambiance familiale »

Une clinique vétérinaire organise un team bulding. Pour comprendre ce qui ne va pas dans son « ambiance familiale »

Quelque part en France — Face à une succession de départs que la direction attribue à un écart générationnel difficile à gérer, les associés d’une clinique vétérinaire ont décidé d’organiser un grand week-end de team building afin de recréer du lien dans l’équipe.

Selon eux, le problème ne vient pas des conditions de travail mais plutôt d’un manque de motivation chez les nouvelles générations.

« Chez nous, l’ambiance est vraiment familiale », rappelle l’un des associés.
« On a quand même acheté un baby-foot et instauré deux pauses café par jour. »

Le week-end a débuté par une randonnée à 6h du matin, choisie pour « dynamiser l’équipe ».

« C’est important de commencer la journée tôt », explique un des associés.

Une initiative qui semble avoir surpris une partie des participants.

Après l’effort, l’équipe s’est retrouvée pour déjeuner dans un restaurant situé à côté de l’abattoir local, choisi pour son authenticité.

C’est à ce moment que la direction a découvert que deux assistantes et un vétérinaire étaient végétariens.

« À notre époque, un plat de tripes ça nous aurait fait plaisir », explique un des associés.

L’après-midi était consacré à une activité de groupe destinée à renforcer l’esprit d’équipe.

C’est à ce moment qu’un vétérinaire aurait annoncé sa démission.

« Il a dit qu’il avait trouvé une porte de sortie », raconte une participante.
« On pensait qu’il parlait du jeu. »

Profitant de la présence de toute l’équipe, les associés ont également décidé de filmer une vidéo de recrutement destinée à être diffusée sur Speed Véto.

« On a pris le pack cinq annonces à l’année, c’est plus sûr », explique le dirigeant.

Pendant le tournage, un détail aurait cependant surpris la direction.

« On a dû leur demander de sourire ».

Avant d’ajouter :

« On n’est vraiment plus sur les mêmes générations. »

Malgré cet investissement, plusieurs départs ont été enregistrés ces derniers mois.

« Franchement, on ne comprend pas », confie l’associé.

Mais il ne renoncera pas : « il y a bientôt le salon du barbecue je crois qu’on va proposer au reste de l’équipe. Une occasion comme ça, ça ne se loupe pas. »