Une vétérinaire donne une note honnête à un stagiaire de troisième.

Une vétérinaire donne une note honnête à un stagiaire de troisième.

Chaque année, de nombreuses cliniques vétérinaires accueillent un stagiaire de troisième. Une expérience souvent enrichissante… jusqu’au moment de remplir la fiche d’évaluation.

Pris d’un excès d’honnêteté, certains vétérinaires pensent encore qu’il faut attribuer une note proportionnelle à l’investissement réel du stagiaire.

Une erreur.

« Je lui ai mis 9 sur 20 parce qu’il a passé la semaine sur son téléphone », raconte une vétérinaire encore sous le choc.

Le lendemain, sa voiture était rayée, la façade de la clinique taguée, et plusieurs messages anonymes évoquaient une fin de carrière imminente.

Selon plusieurs spécialistes du droit scolaire, les cas les plus sensibles surviennent lorsque les parents estiment que leur enfant est surdoué, mais probablement trop sensible pour que le vétérinaire tuteur s’en aperçoive.

Face à ces risques, de nombreuses cliniques ont adopté une règle simple :
la note minimale attribuée à un stagiaire de troisième est désormais fixée à 18/20.

« Depuis qu’on fait ça, tout se passe beaucoup mieux », confirme un praticien. « Et surtout, on dort plus tranquille. »

Olivier Véran porte plainte contre les vétérinaires. Ils vaccinent trop vite c’est humiliant.

Olivier Véran porte plainte contre les vétérinaires. Ils vaccinent trop vite c’est humiliant.

Paris – Nouveau scandale sanitaire. Après les tests, les attestations, les stocks “qui arrivent bientôt” et le défilé des cellules de crise, la République affronte une menace inédite : les vétérinaires seraient devenus beaucoup trop efficaces.

Selon plusieurs sources proches du dossier (un conseiller ministériel épuisé et un community manager en PLS), Olivier Véran, ex-ministre de la Santé, aurait envisagé de déposer plainte contre “la profession vétérinaire” pour atteinte à l’ordre naturel de la bureaucratie sanitaire française.

“On ne peut pas laisser une profession vacciner 100% d’un cheptel en un mois, sans comité de pilotage, sans débats télévisés contradictoires et sans cellule interministérielle. Ce n’est pas sérieux”, aurait déclaré l’ancien ministre, avant de demander un moratoire immédiat sur l’efficacité.

Tout serait parti de la gestion de la DNC (Dermatose Nodulaire Contagieuse), durant laquelle les vétérinaires auraient eu un comportement jugé “dangereusement pragmatique” : s’organiser, aller sur le terrain, vacciner rapidement, et rentrer chez eux sans conférence de presse. Le tout en moins de 30 jours.

“À ce rythme, les Français vont croire qu’une campagne sanitaire se résume à des doses, des seringues, du terrain et des gens compétents”, se serait indigné Olivier Véran, rappelant que “la France est un pays où une campagne doit rester floue, anxiogène et modulable, sinon c’est la porte ouverte à la confiance.”

Selon un proche, Olivier Véran aurait aussi été profondément touché par le fait que les vétérinaires n’aient pas eu à expliquer trois semaines que la vaccination était inutile… avant d’expliquer qu’elle était indispensable.

Le ministère évoque enfin des pratiques “incompatibles avec la tradition sanitaire française” : travailler le week-end, se coordonner entre départements, décider vite, appeler directement les éleveurs, et pire : faire confiance au terrain.

“On veut remettre les vétérinaires dans le réel”, conclut Olivier Véran. “Et le réel, c’est que rien ne doit fonctionner du premier coup.”

Un vétérinaire rural dénonce le coût de la biosécurité. Avant 2 pantalons me faisaient la semaine !

Un vétérinaire rural dénonce le coût de la biosécurité. Avant 2 pantalons me faisaient la semaine !

Quelque part en France, Nicolas, vétérinaire rural, pousse un coup de gueule.

La raison ?
La biosécurité.

“Au début, on nous a demandé de nettoyer les voitures plus régulièrement. Bon. Ça m’agaçait déjà un peu. Mais là… on en est à changer de pantalon tous les jours.”

Un changement qu’il n’avait pas anticipé.

“Dans mon modèle économique, deux pantalons me faisaient la semaine.
Là, on me parle de sept.
Vous vous rendez compte de l’impact financier ?”

Selon ses estimations, cela représenterait une augmentation significative du budget textile annuel, sans parler des lessives et du temps passé à les faire.

“On parle beaucoup des maladies émergentes… mais on en oublie l’augmentation de la charge mentale.”

Au-delà de la logistique, Nicolas traverse surtout une crise identitaire.

“Un vrai vétérinaire rural, ça se reconnaît.
Le pantalon sale en arrivant à la clinique,
les bottes encore marquées du sang de la césarienne de la veille,
une blouse qui a vécu…
ça, c’est un véto.”

Laurent J., vétérinaire récemment retraité qui a souhaité rester anonyme, observe la situation avec philosophie :

“À notre époque, on ne se compliquait pas autant la vie.
Un flacon de pénicilline, un flacon d’histabiosone, et on avançait.”

Avant d’ajouter :

“Changer de blouse entre chaque élevage… bientôt ils vont prendre des douches comme en porc ou mettre des surbottes comme en volaille.
On marche sur la tête.”

Les éleveurs, eux, avaient un autre regard.

“Franchement, j’osais pas lui dire…
Mais le pantalon sale dès le matin, les bottes encore pleines de sang de la veille… c’était un peu excessif.”

“Les cheveux ébouriffés, le sang séché sur la joue…
De temps en temps, il avait même un cure-dent entre les dents.
Je crois qu’il pensait ressembler à Chuck Norris.”

Après quelques semaines de résistance, Nicolas admet :

“Je pensais perdre en crédibilité.”

Il regarde son pantalon propre, ajuste sa blouse, puis conclut :

“Bon… au pire, je garderai les bottes sales.”